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ARTCITÉ
ARTCITÉ
ARTCITÉ

ARTCITÉ réunit 112 artistes divers et variés autour d'un thème : "Qu'est-ce qu'un parcours d'artiste ?".
Le hall et le parc de l'Hotel de Ville, la médiathèque Louis-Aragon, la Poste, l'Esplanade Louis-Bayerte, la Maison du citoyen et de la vie associative sont investies pour transformer l'espace d'un instant Fontenay-sous-Bois en cité des arts.


Ouvert tlj 9h-12h et 13h30-19h30
Samedi 9h-12h et 13h30-18h • Fermé le dimanche
Présence d’artistes de 17 h 30 à 19 h 30 et les samedis
06/09 -> 27/09
Fontenay-sous-Bois

CHINA GOLD / Musée Maillol
CHINA GOLD

11h-18h sf mardi, 6/9€
18/06 -> 13/10
Musée Maillol

Liens

Introduction

Pour mieux utiliser le blog rendez-vous à l'article Fonctionnement.
Je rappel que l'objectif du blog est de comparer nos avis pour essayer d'affiner nos impressions sur les expositions, d'avoir plusieurs angles de vue et une vision plus riche/objective.
Il s'agit aussi de faire des choix dans le flot constant des événements culturels parisiens en nous aiguillant mutuellement.


Je suis désolé pour la piètre apparence actuelle du cARTnet. Depuis le passage d'Overblog à sa version 2 j'ai un gros problème avec mes feuilles de style et mon magnifique système de surlignage bug atrocement. Si je n'arrive pas à rendre la mise en page plus lisible il me faudra la revoir totalement… oui je sais ça vous chagrine, vous l'aimiez d'amour.

Expos / Musées___________ 

Spectacles / Evènements_______________ 

Cinéma / Vidéo / Webart___________________


WARNING! : postez ici vos alertes, votre actualité artistique. Partageons nos bonnes adresses !
LA TRIBUNE
: mes annonces/vos avis sur le blog, vos avis sur l'actualité artistique, vos réflexions…
Toutes vos interventions prendront la forme de commentaires, vous pourrez consulter les plus récents en utilisant les liens sur la colonne de droite.
Vendredi 18 juillet 2008

Nous sommes en août, je n'ose faire le calcul du nombre de mois que je suis resté sans faire de mises à jour. En tout cas c'est reparti et c'est ce qui compte.
Commençons doucement par deux liens :
Le blog d'Étienne Mineur
Beaucoup d'entre vous doivent déjà le connaître. Membre de l'AGI, professeur aux Beaux Arts de Rennes, conférencier dans de multiples écoles, cofondateur et directeur artistique de l’atelier de création Incandescence. C'est une référence pour tout ce qui concerne le graphisme écran, je vous renvoie notamment à son article sur "les grandes étapes du graphisme interractif en France" publié dans "Marie Louise" en 2006.
Ce qui me mène à mon deuxième lien,
Black cover n°1
Nouvelle peau de la revue Marie Louise. Les éditions B42, créées à cette occasion si je ne fais erreur, ont lancé l'ouvrage hier soir à la galerie Castillo/Corales.
Arrivé juste après la fin du vernissage je n'ai pas encore pu me procurer cette Black cover, dès que je l'ai sous la main je vous fais une chronique.

Par L'Ankou - Publié dans : c-art-net
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Lundi 14 janvier 2008

_S_a_n_d_b_e_r_g

Samedi 16h05 devant l'Institut Néerlandais, je rejoins un groupe d'une petite dizaine de personnes et sous le nom de Christophe Louisson(la veille c'était Florian Pelux, j'ai une crise d'identité en ce moment) je me fais biffer sur la liste. Pas le temps d'arriver peinard en retard, on vient déjà nous chercher pour commencer la visite, Sandberg nous voilà !
  Avant d'être un graphiste de renom Willem Sandberg (1897-1984) est un personnage atypique qui a profondément transformé la muséographie. Il prends le temps de choisir sa voie et fera notamment des études de sociologie avant de débuter son activité de graphiste en 1936. La Seconde Guerre Mondiale le marquera sensiblement : utilisant ses connaissances pour contrefaire des papiers d'identités il devra prendre le maquis. Il profitera de cette période pour réaliser des expérimentations typographiques à partir du peu de moyens qui étaient à sa disposition. Les ouvrages réalisés (cinq au total il me semble) seront prêts pour l'impression, annotés dans ce but, mais seul un de ces précieux cahier sera tiré clandestinement. Impliqué dans un attentat à la bombe il échappera au pire, certains de ses amis artistes seront fusillés.
  Cette sombre page tournée Sandberg se tournera vers le monde de l'art, ou plutôt le monde de l'art se tourna vers Sandberg. Il fut surpris de se retrouver à la tête du Stedelijk Museum et son enthousiasme transforma bientôt complètement l'institution. Du XVIIIe siècle il la fit se tournée vers l'art contemporain, une révolution considérable pour l'époque. Pour lui l'art contemporain est un moyen d'avoir une meilleur compréhension du monde, une clé pour comprendre ce qui nous entoure. En cherchant constamment à améliorer l'accessibilité des œuvres aux plus nombreux il est à l'origine de notre vision du musée moderne : les murs peints en blanc pour mettre en avant les œuvres, les jeux d'accrochage (par exemple les mobiles de Calder accrochés à portée de main), l'audio-guide, le restaurant à l'intérieur du musée, etc.. Une foultitude d'éléments qui rendent le musée vivant. La direction de Sandberg fut très controversée, mais pour lui toute critique était bonne car elle servait les œuvres en les faisant connaître. Que ce soit en bien ou en mal là n'était pas la question. De 1945 à 1962, date de sa retraite, la fréquentation du musée avait été multipliée par quatre. Pendant cette période il sillonna le monde à la recherche de nouvelles peintures, fit connaître les mouvements Cobra, De Stijl, le cubisme, la photographie avec la première exposition de photographie européenne en 58 (contre 1940 pour le Moma), le design graphique, le design, la vidéo, ou de manière générale les arts appliqués.

À la direction du Stedelijk Museum Willem Sandberg prenait en charge toute la communication de l'établissement. Des affiches aux cartons d'invitation il profitait d'une totale liberté de création pour réaliser ses documents. Probablement influencé par la guerre (et peut-être aussi par des raisons principalement budgétaire) il se limitait à 3 couleurs maximum et jouait avec son support. Lorsque ses trois polices commerciales principales ne le satisfaisaient pas il déchirait des lettres à même le papier pour donner naissance à de nouveaux caractères. Pas de logo sur les affiches, pas de symétrie (il l'exécrait), une disposition sobre et équilibré, vivante. Il voulait transmettre quelque chose d'accueillant, de chaleureux tout en restant reconnaissable. La typographie avait la part belle mais il n'hésitait pas à réinterprèter à sa façon les œuvres exposées, chose à peine envisageable aujourd'hui.

L'exposition est terminée je ne vous inciterais donc pas une nouvelle fois à y passer, mais j'espère que cette petite biographie vous permettra de retenir le nom de quelqu'un qui a profondément marqué la muséographie moderne, qui a tout fait pour transmettre sa passion en la mettant à portée du plus grand nombre. Un catalogue d'exposition ainsi que des exemplaires d'époque sont toujours consultables à l'Institut Néerlandais si vous désirez en savoir plus.

-> samedi 19/01
Institut Néerlandais
121 rue de Lille 75007 Paris
M° Assemblée nationale

Rer Invalides, Musée d'Orsay
Bus 63, 73, 83, 94

Par L'Ankou - Publié dans : c-art-net
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Mercredi 19 décembre 2007

Musée d'art moderne de la ville de Paris_A_l_f_r_e_d__K_U_B_I_N 

Souvenirs d'un pays à moitié oublié

  Le petit texte de la brochure (dont l’image illustrant l'article est extraite), est une très bonne introduction à l’exposition :

L’œuvre du dessinateur et écrivain autrichien Alfred Kubin (1877-1959) se nourrit de la grande tradition du fantastique (Bosh, Goya, Ensor) et de l’imaginaire d’Europe centrale. Ses dessins, d’une fascinante étrangeté, sont peuplés de créatures hybrides, grotesques ou oniriques, parfois étonnament proches des découvertes de la psychanalise naissante.
Alfred Kubin fut aussi un écrivain de premier plan (L’Autre Côté) et un illustrateur prolifique. Proche de Wassily Kandinsky, Paul Klee et Franz Marc, il partage avec les artistes du Blaue Reiter la fois dans la dimension spirituelle de l’art.

  On retiendra l’intérêt de Kubin pour les pères qui ont guidé ses pas à chaque nouvelle phase de sa carrière et l’influence qu’il a pu avoir sur les artistes de l’époque. Le Blaue Reiter (Cavalier Bleu) a, malgré sa briéveté, eu un rayonnement dépassant de loin les frontières de son pays d’origine, l'Allemagne. Des artistes Autrichiens, Allemands, Français s’y sont retouvé autour de valeurs communes : un art qui ne connaîtrait "ni peuple, ni frontière mais la seule humanité" (Kandinsky). Sans parler de la reconnaissance des talents d’écrivain et d’illustrateur de l’artiste dans le domaine de l’édition qui lui ont apporté une large diffusion.
  Après ce petit préambule franchissons les portes du Musée d’Art Moderne pour pénétrer dans l’obscure salle consacrée à Alfred Kubin. Malgré les dimensions de cette dernière le jeu de lumières, très habile, réduit l’espace et le rend plus intimiste. Les illustrations sont une succession de petites tâches lumineuses le long de la courbe du mur. La présentation chronologique débute par les « Démons et figures de la nuit 1897-1904 », des dessins en noir et blanc mélants plume, aquarel et crachis* sur du papier de cadastre (le père d’Alfred Kubin était géomètre). L’univers est sombre, voir morbide, mais le traité rappelant Bosh ou Brueghel dédramatisent les situations. L’épidémie enjambe des territoires alors que le choléra traine sa visqueuse menace sur les plaines, traçant un chemin de désolation. Le grotesque n’est pas toujours loin, comme pour la représentation de la famine : un cavalier brandit sa tête, bouche ouverte, plantée sur sa lance, pour qu’elle devance son cheval déjà à moitié squelettique. Alfred Kubin a eu une enfance tourmentée et la représentation de ses plaies de la civilisation peut apparaître comme une sorte de vengeance sur l’humanité. L’inéluctabilité de la mort, la fatalité, c’est l’absence de sens dans la vie. La fascination pour ce qui dépasse l’entendement humain, la soumission aux forces de l’inconscient. « Je suis la plupart du temps plongé dans un rêve réel ».
  Avec l’aide de Koloman Moser, il se tourne vers la couleur à travers la peinture à la colle et l’aquarelle (1905-1907). Ses scènes sous-marines sont d’étonnants paysages de science-fiction et nous transportent bien loin des menaces qui hantaient ses premières créations. Elles n’ont cependant pas la portée symbolique de ces dernières et ne remportent pas le succès escompté. L’artiste se tournera alors vers l’écriture pour surpasser ce passage à vide et « L’autre côté » qui paraîtra en 1908 sera une franche réussite.
   A partir de 1910 la collaboration avec les artistes de l’Avant Garde changera sa façon de construire ses dessins. La composition prendra plus d’importance, le traité noir et blanc supplantera la couleur. De 1914 à 1926, partie intitulée « Fragments d’une image du monde », les thèmes religieux (il fut bouddhiste pratiquant), païens, mythologiques, gothiques, orientalistes se méleront dans ses œuvres avec parfois des anachronismes et une touche grotesque. Enfin les « Mondes Crépusculaires » fermeront la danse avant de regarder le petit film d’époque aussi instructif qu’amusant (la mise en scène notamment).

  Vous l’aurez compris, l’exposition est très riche et la durée de la visite varie de façon sensible lorsqu’on s’attarde sur chaque illustration. Je ne connaissais pas du tout Alfred Kubin, j’ai découvert avec plaisir son univers qui nécessite un brin d’imagination, une touche d’ironie pour tenter l'immersion. La technique s’efface devant les ambiances qu’elle créé, les scènes souvent relativement dépouillées ne perdent pas en force. J’ai pensé à Moebius devant plusieurs dessins et j’ai remarqué en lisant des commentaires ça et là que chacun y trouvait référence à un auteur différent. Parallèlement à l’expressionisme, la Sécession Viennoise et à l’Art Nouveau des mouvements très esthétisants, le travail de Kubin peut sembler en totale rupture. Son style, relayé par les nombreux livres qu’il a illustré, a influencé des générations de dessinateurs sans populariser l’artiste auprès du grand public, du moins en France. L’hommage fait par le Musée d’Art Moderne est donc à saluer et si vous hésitez encore jetez un œil sur l’article publié sur la Boîte à image.
Vous pouvez aussi trouver un autre commentaire sur l'exposition sur La Tribune de l'art




*Technique utilisée par le lithographe qui use le crayon et la plume en ajoutant un crachis. Le crachis est obtenu à l'aide d'une petite brosse trempée d'encre que l'on frotte sur une grille, au-dessus de la planche, après avoir pris soin de protéger, en les couvrant de gomme arabique, les surfaces que l'on désire laisser intactes.(www.roussard.com)




Du mardi au dimanche de 10 à 18 h Fermeture le lundi.
Nocturne le mercredi jusqu'a 22h pour les expositions temporaires.
Tarifs - Exposition permanente gratuite -

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris
Bus : lignes 32, 42, 72, 80, 82 et 92
Métro : ligne 9 - Arrêts Alma-Marceau ou Iéna
RER : ligne C - Arrêt Pont de l'Alma

Par L'Ankou - Publié dans : c-art-net
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Jeudi 6 décembre 2007


En ce jeudi pluvieux et tracasseux j'ai traversé Paris d'un trait vert, puis orange pour me rendre à la "MEP". C'est toujours très agréable de se rendre là-bas, la variété des expositions arrive presque assurément à assouvir notre appétit oculaire. Comme à mon habitude j'ai débuté par les permiers niveaux avant de terminer par ce que j'attendais le plus, l'exposition de Martine Barrat. Les travaux de Martin d'Orgeval, Romain Osi et Hussain Aga Khan ne m'ont pas inspiré plus que ça, je suis donc monté rapidement vers les premiers niveaux pour vous parler de Choi. Sur le pallier je suis tout de même resté un peu en arrêt devant les photos de Jean-Claude Delalande dans le cadre du "trophée SFR Jeunes Talents". En général je suis plutôt sceptique quand les concourts sont organisés par des grandes marques, je suis revenu sur mes a priori. Il y a quelque chose dans les mises en scènes, les poses, la composition qui fonctionnait vraiment bien. Cela donnait une atmosphère étrange, à la limite du réalisme et de la fiction. Regardez le petit écran vidéo, à défaut de mettre en valeur les photos il permet de suivre le fil de la série.


_C_h_o_i_

Autoportraits aux enfers

Quelques marches plus haut nous voici donc devant les autoportraits de Choi. Il faut savoir qu'il est connu pour être l'un des meilleurs tireurs de sa génération (il a travaillé notamment pour Helmut Newton, Bettina Rheims, Nan Goldin, Jim Dine et de nombreux autres artistes), le travail exposé est le fruit d'une recherche personnelle. Lorsque j'étais dans la salle je me suis aperçu que les visiteurs passaient rapidement un coup d'?il circulaire avant d'aller voir ailleurs? mon avis est donc a prendre avec des pincettes. Il faut dire que l'univers m'a tout de suite accroché. Sans morbidité les visages semblent flotter dans un liquide transparent, se déformer, évoluer. Apparitions muettes d'un monde fantastique elles prennent parfois l'aspect d'amats de matière, de formes mutantes, d'hybrides. L'ensemble est très graphique, le grain du cliché se mêle au grain de la peau et fixe la fluidité de la chair, les cheveux sont des tracés de lames sur une carte à grater, les morceaux de visages prennent des forment incongrues comme si elles sortaient tout droit du labo d'un savant fou. C'est un beau mélange entre l'illustration et la photographie, qui plus est sur un thème imposé comme l'autoportrait.


_L_a_r_r_y__C_l_a_r_k

Tulsa, 1963-1971

Un petit détour érotique plus tard j'entrais dans le monde de Larry Clark.

"Je suis né à Tulsa, Oklahoma en 1943. j'ai commencé à me shooter aux amphétamines à 16 ans. je me suis shooté tous les jours, pendant trois ans, avec des copains, puis j'ai quitté la ville mais je suis revenu. Une fois que l'aiguille est rentrée, elle ne ressort plus." Larry Clark, Tulsa, 1971

Le ton est donné. Pourtant ce qui pourrait être montré avec gravité est présenté avec douceur. On ne ressent pas le malaise, l'urgence, la dureté des photos de Nan Goldin. L'ampathie témoignée par le photographe fait prévaloir la sensibilité à la violence visuelle. Le noir et blanc est fin, les photos composées, même si ce sont des photos du quotidien l'effort de mise en valeur le fait devenir tout autre, parfois ludique, parfois rêveur. J'ai l'impression de mieux comprendre le cinéaste maintenant que je connais une petite partie du travail du photographe. C'est d'ailleurs suite à ce dernier que Gus Van Sant et Scorcese, amis de l'artiste, l'on poussé à se mettre derrière la caméra.


_M_a_r_t_i_n_e__B_a_r_r_a_t_

Harlem in my Heart

Me voilà enfin au dernier étage tout entier destiné à Martine Barrat. Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas été déçu. Les photos de Harlem m'ont fait quelque chose. Certes elles sont belles, comme peuvent l'être des photos que l'on retrouve en carte postale, mais elles ont ce petit supplément d'âme qui fait la différence. L'amour de l'artiste pour le quartier et ses habitants transparaît dans les photos. Martine Barrat ne saisit pas des instants, ne fixe pas des scènes, les moments lui sont offerts. Lorsqu'on les regarde on a l'impression de recevoir quelque chose.
L'impression est totalement autre dans la seconde partie de l'exposition. Accostée par une boxeuse qui l'avait vu avec son appareil (pendant un match de basket il me semble) elle avait accepté de photographier le club de cette dernière. Cela dura trois ans à raison d'une visite quotidienne. Le résultat est impressionnant. J'aurais du mal a en parler mieux que Scorcese qui lui a adressé une lettre dont on peut lire la traduction sur place, je ne m'y risquerais donc pas. Le mélange d'espoir, de lutte, de doute, de peur, de rire est vraiment fort, c'est une synthèse assez juste de la vie.



10/10-> 06/01

Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures
sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30.

Plein tarif: 6 ?
Demi-tarif: 3 ?
(étudiant, enseignant, demandeur d'emploi, Maison des artistes, les abonnés des lieux partenaires, - de 26ans)


Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
Métro: Saint Paul ou Pont Marie
Bus: 67, 69, 96 ou 76

Par L'Ankou - Publié dans : c-art-net
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Mardi 20 novembre 2007

Affiche de l'exposition_D_e__S_u_p_e_r_m_a_n__a_u__C_h_a_t__d_u__R_a_b_b_i_n


De Superman au Chat du rabbin propose une histoire du 9e art à travers le prisme d'auteurs juifs, américains pour la plupart, du début du XXe siècle- moment où les premiers juifs new yorkais issus de familles immigrées témoignent de leur intégration dans des journaux en anglais ou en yiddish, à aujourd'hui, avec notamment Joann Sfar et ses fameux Chat du rabbin et Klezmer. Y est aussi représentée l'émergence des super héros dans les comics américains des années 40. Superman ou Batman constituant le symbole d'une présence rassurante et surhumaine après la crise de 29 et pendant la montée des fascismes en Europe. Ce n'est qu'après la Shoah que le sentiment de judéité va véritablement trouver sa place et s'afficher en BD, notamment avec Will Eisner auquel une large part est consacrée, faisant de lui le père du roman graphique semi-fictionnel, semi-autobiographique. Au delà de l'autofiction, nombreux sont les auteurs, comme Art Spiegelman, fils d'ancien déporté, avec Mauss, vont s'engager dans une sorte de travail mémoriel relatif à l'expérience concentrationnaire et de déportation de leurs parents. D'autres auteurs, notamment ceux qui ont contribué à American Splendor , s'interrogent de façon plus intime dans une approche mélant psychologie, goût de l'absurde et auto-ironie sur la complexité de l'existence juive. Au delà de la notion de judéité, cette exposition offre un large panorama historique du 9e art et bénéficie d'une riche documentation (230 oeuvres ou documents, dessins originaux, planches imprimées, archives, vidéos) mise en valeur par une scénographie simple, en forme de parcours à la fois chronologique et thématique. Une seule envie: découvrir les auteurs que l'on ne connaissait pas, relire les autres!





17/10 -> 27/01
Ouvert tous les jours sauf samedi de 11h à 18h.
Dimanche de 10h à 18h

Entrée : 5,50 € - Tarif réduit : 4 €


Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
71 rue du Temple, 3e
Rambuteau

Par Laure - Publié dans : c-art-net
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